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Le double impératif de l’équité numérique et de la confidentialité des données

L’Afrique connaît une révolution numérique, avec plus de 600 millions d’utilisateurs d’Internet en 2024. Des innovations comme M-Pesa au Kenya, Irembo au, Rwanda’set iBoxau Ghana iBox are transforming lives by providing access to financial services, healthcare, education, and government resources. These advancements are bridging the digital divide, particularly in rural and underserved communities. However, this rapid digital transformation brings a critical challenge, the need to protect personal data.  

À mesure que de plus en plus d’Africains se connectent à Internet, les risques de violation de données, de surveillance et d’exploitation augmentent. L’Afrique représente 1,3 % des violations de données mondiales, ce qui souligne le besoin urgent d’équilibrer l’équité numérique avec des mesures solides de confidentialité des données.

Au cœur de la transformation numérique de l’Afrique se trouve l’équité numérique, principe selon lequel tous les individus devraient avoir un accès égal aux technologies numériques et aux compétences nécessaires pour les exploiter efficacement. Mais sans respect de la vie privée, les efforts d’inclusion numérique peuvent exposer les utilisateurs à des risques, éroder la confiance et compromettre les objectifs d’inclusion.

L'état de l'équité numérique et de la confidentialité des données en Afrique 

Le paysage numérique de l’Afrique est un mélange de progrès et de défis. Les plateformes de monnaie électronique comme M-Pesa et MTN Mobile Money ont révolutionné l’inclusion financière, en servant des millions de personnes, en particulier dans les zones rurales. Cependant, la confidentialité des données reste une préoccupation majeure. Une faible protection des données peut conduire à la surveillance, à la discrimination et à un accès limité aux opportunités numériques. Par exemple, l’UA-NEPAD met en évidence les risques d’accès par des tiers aux données de transaction de monnaie électronique sans le consentement de l’utilisateur, ce qui décourage la confiance et l’adoption.

Les groupes marginalisés, comme les femmes et les communautés rurales, sont particulièrement vulnérables. Les femmes évitent les services financiers numériques par crainte de harcèlement, tandis que les utilisateurs ruraux, souvent ignorants de leurs droits numériques, sont confrontés à des risques plus élevés d’exploitation de leurs données. Pour répondre à ces problèmes, il faut adopter une approche globale qui privilégie à la fois l’inclusion et la protection.  

Études de cas : progrès et lacunes

Kenya : Leader en matière d'équité numérique, la loi kényane sur la protection des données de 2019 reflète le RGPD de l'UE, protégeant les données personnelles. Cependant, des violations , comme l'incident de l'argent mobile de 2022, révèlent des lacunes dans l'application de la loi et la sensibilisation du public.

Afrique du Sud : la loi sur la protection des informations personnelles ( POPIA ) établit une norme régionale en matière de confidentialité des données. Pourtant, les petites entreprises et les communautés rurales ont du mal à s'y conformer, ce qui souligne la nécessité de renforcer les capacités et de soutenir les autorités

Nigéria : alors que des initiatives telles que la Politique nationale d’économie numérique favorise l’équité numérique, la faible application du Règlement sur la protection des données du Nigéria (NDPR) expose les utilisateurs à des risques. Un rapport de 2024 a révélé que de nombreux sites Web et applications nigérians ne respectent pas les normes de confidentialité de base.

L'interaction entre l'équité numérique et la confidentialité des données 

L’équité numérique et la confidentialité des données sont étroitement liées. Sans protection de la vie privée, les efforts d’inclusion numérique peuvent nuire aux utilisateurs et éroder la confiance dans des systèmes tels que l’argent mobile et la gouvernance électronique. À l’inverse, sans équité, les mesures de protection de la vie privée peuvent exclure ceux qui en ont le plus besoin. Par exemple, les plateformes d’argent mobile collectent de grandes quantités de données personnelles, ce qui rend les utilisateurs vulnérables à la fraude si les protections sont faibles.  

Un chemin à suivre  

Pour parvenir à la fois à l’équité numérique et à la confidentialité des données, l’Afrique d bbbbbbbvboit adopter une approche holistique :  

1. Cadres juridiques solides: Appliquer des lois complètes sur la protection des données, conformes aux normes internationales.  

2. Campagnes de sensibilisation du public: Éduquer les citoyens sur les droits numériques et la protection des données.  

3. Renforcement des capacités: Aider les petites entreprises et les communautés rurales à adopter des pratiques numériques sécurisées.  

4. Collaboration: Favoriser les partenariats entre les gouvernements, les entreprises privées et la société civile pour créer des écosystèmes numériques inclusifs et sécurisés.  

Un appel à l'action  

La transformation numérique de l’Afrique offre l’occasion de montrer l’exemple. En accordant la priorité à l’équité numérique et à la confidentialité des données, le continent peut bâtir un avenir numérique inclusif, sûr et responsabilisant. Cela nécessite un leadership audacieux, des solutions innovantes et un engagement à placer les personnes au cœur du développement numérique.  

À l’occasion de la Semaine de la protection des données, l’IIDiA réaffirme son engagement en faveur d’une Afrique numérique qui autonomise et protège ses citoyens. Ensemble, nous pouvons combler la fracture numérique tout en préservant les droits et la dignité de chaque individu. L’équité numérique sans la protection des données est incomplète, et la protection des données sans l’équité est une forme d’exclusion. Relever ces deux défis en parallèle ouvrira la voie à un avenir numérique plus inclusif et plus sûr.

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